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La Médecine Thermale

D’aussi loin que remonte la mémoire du temps, les vertus thérapeutiques de l’eau sont utilisées pour soigner nos maux et face aux progrès médicamenteux, les soins traditionnels du thermalisme trouvent toujours leur place.

Histoire du thermalisme

Dès le premier âge de l’humanité, les eaux chaudes ont été recherchées par l’homme pour se soigner. 
Les premiers témoignages de l’Histoire Thermale, c’est-à-dire l’utilisation des eaux chaudes à usage médical, ont été datés de 3 000 ans avant J.C. aussi bien en France qu’en Italie, Grèce, Egypte… Chacune de nos stations thermales a été consacrée par l’Histoire.

Celtes, Gaulois, Romains se sont succédés pour goûter aux pouvoirs salutaires des eaux. Cependant, c’est avec l’occupation romaine que les constructions des « Thermes » se multiplient dans toute la Gaule. Après une longue période d’oubli pendant le Moyen âge, le thermalisme renaît de ses cendres au XVIe siècle. C’est en 1604, sous l’impulsion d’Henri IV, que fut inaugurée la première Charte des eaux minérales. Au fil des siècles et des guerres, les stations thermales se modernisent pour accueillir les soldats qui viennent y soigner leurs blessures. 

Sous le Second Empire, avec l’avènement du chemin de fer, les villes d’eaux se multiplient. Sous la IIIe République, les techniques se précisent. Les spécialisations s’affirment.
Les stations thermales accueillent dans leurs palaces une société brillante, notamment de nombreux étrangers, attirés par l’animation culturelle des villes d’eaux autant que par leur réputation médicale.

Peu à peu, les propriétés thérapeutiques des sources ont été reconnues.
Reconnaissance qui a abouti, en 1950, à la prise en charge des soins thermaux par la Sécurité sociale.

C’est une approche globale destinée à soulager, traiter et améliorer les affections chroniques ou à prévenir le passage à la chronicité. 

La médecine thermale propose une thérapeutique alternative ou complémentaire aux maladies chroniques. 
Par définition, une maladie chronique n’a pas de traitement curatif, les soins ou les médicaments atténuent les conséquences sans intervenir sur les causes.

Dans le traitement des maladies chroniques, le thermalisme a une place à part, notamment dans l’amélioration des symptômes. Le thermalisme est une polythérapie qui associe à l’action de l’eau et des techniques thermales un séjour climatique, une éducation sanitaire et une prise en compte des troubles générés par ces maladies chroniques.

La médecine thermale agit de façon efficace sur de nombreuses pathologies : certains processus dégénératifs, les allergies ou les maladies immunologiques telles que l’asthme, les dysfonctionnements métaboliques, ou encore les affections douloureuses comme l’arthrose, les rhumatismes et les sciatiques. 

Elle peut être utilisée en complément de traitements « classiques », mais c’est aussi une alternative à l’absorption de médicaments. Elle constitue une approche thérapeutique idéale au regard de l’amélioration de la qualité de vie et ce, tout au long de l’existence. 

Les résultats ne sont pas immédiats : pendant la cure, vous pourrez parfois même ressentir de la fatigue, voire une augmentation passagère de vos douleurs. En revanche, quelle que soit la maladie traitée, plusieurs semaines après la cure et pendant six à huit mois en moyenne, vos douleurs vont diminuer en fréquence et en intensité et vous réduirez sensiblement votre consommation médicamenteuse.

De plus les cures ne provoquent aucun effet secondaire. 

Face à la surconsommation médicamenteuse cette médecine globale par excellence, plus naturelle, a son rôle à jouer dans l’arsenal thérapeutique dont disposent les médecins.

L’association Française pour la Recherche Thermale (AFRETH) a été créée, fin 2004, à l’initiative du Conseil National des Exploitants Thermaux, de l’Association des Maires de Communes Thermales et de la Fédération Thermale et Climatique Française.

L’AFRETH assure le rôle de promoteur de la recherche médicale thermale pour :

  • apporter les éléments d’évaluation permettant à la médecine thermale de confirmer son utilité dans le service de santé publique ;
  • assurer l’actualisation nécessaire des données scientifiques (et médico-économiques) relatives à la médecine thermale.

Cette association bénéficie du concours d’un conseil scientifique composé d’universitaires et d’experts reconnus.
Un certain nombre d’études ont été réalisées ou sont actuellement en cours. Les résultats de certaines études tel que ThermArthrose ont été publiées. Pour en savoir +, rendez-vous sur le site : www.afreth.org 

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